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Allemagne : Merkel évoque l’interdiction du diesel

A travers les programmes d’élimination des véhicules thermiques par les gouvernements britanniques et français, la Chancelière allemande vient de commenter dans une interview qu’il s’agissait de “la bonne approche” afin de garantir notre air à l’avenir. Sur le point des moteurs diesel, A. Merkel a tenu à communiquer qu’un plan d’interdiction sera mis en place, sans annoncer réellement de date pour l’heure.

 

Souvenez-vous, en mars dernier. A l’occasion d’un oral face à 4.000 personnes de la province de la Sarre, Angela Merkel avait plutôt fermement pris position sur le diesel. Selon son point de vue, la “voiture diesel est aussi bonne aujourd’hui qu’elle l’était hier et avant-hier”, soulignant explicitement que la technique de combustion avait toujours été respectueuse de l’environnement. Des propos souvent discutables, tant bien que la Chancelière ne prenait en compte dans ses arguments qu’essentiellement les impacts en terme de CO2, et rien d’autres. Aujourd’hui, si les avis sont moins raides, les pensées restent toutefois confuses.

 

 

Des moteurs encore nécessaires

Si l’intention de bannir des routes d’outre-Rhin le moteur diesel existe désormais, son plan d’action, lui, est encore indisponible. Voilà comment la nouvelle est apparue sur la toile en ce mois d’août, suite à un article publié sur le magazine allemand Super Illu. Relayée par le média britannique Autocar – dont nous en avons eu l’information – Angela Merkel aurait évoqué pour l’une des premières fois depuis plusieurs mois la question de l’écologie de son parc automobile. Une fois n’est pas coutume, les propos restent vagues et loin de ceux radicaux conduits par le gouvernement français et britannique. Pour les deux pays cités, le diesel devra être banni de nos routes à l’horizon 2040. “La bonne approche” selon Merkel, mais dont cette dernière n’a pas pu se contenir à parler aujourd’hui qu’il s’agissait d’une motorisation encore nécessaire pour l’Allemagne.

Nécessaire ? Oui, afin de “maintenir les niveaux de pollution sous contrôle” nous rapporte-t-on. Toujours sous le même point de vue, la gouvernance germanique continue à penser CO2, en donnant à raison que les diesel rejettent beaucoup moins de gaz carboniques que les modèles essence. Une vision délicate, ne prenant pas en compte les énormes soucis des particules fines et des oxydes d’azotes (NOx).

 

 

Protéger les emplois

En outre, Angela Merkel a tenu à justifier son point de vue sur le diesel actuel en expliquant qu’il était important de conserver pour l’heure la technologie, afin de protéger les emplois du secteur automobile, notamment des 800 000 salariés Volkswagen. De ce fait, les allègements fiscaux attribués actuellement aux modèles diesel devraient continuer leurs services, rapporte Super Illu.

 

 

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